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Parole 45

 

qu’un jour     le vent domine la ville

et nous voilà corsaires     jetés

en pleine messe océane

nos grappins cherchent la pierre

des maisons qui nous furent interdites

au salon gardé par des bêtes de faïence

sommeille l’incendie

nous brisons ses rêves

à coups de mots sauvages

après nous     le feu regarde

avec de grands yeux ouverts

la faïence foudroyée

le feu fou de vent debout

 

Ensoleillé vif,

Editions Saint-Germain-des-Prés (Le Multipliant), 1976

Du même auteur :

« Qui veut tout écrire sur la lumière… » (02/12/2015)

« J’écris ces pages en vrac… » (27/02/20/17)

 

Parole 1 (02/08/2019)