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Pourriture vous êtes ma mère oui

Vers vous êtes mes frères et sœurs

non moins et toi la Tombe enfin de

plein silence qui des cris vains

protègera je t’apporte en pâture

en pâture je t’apporte  ce cœur mon

jeune cœur fille des vœux les plus

sûrs. mais – ô bouleaux de l’enfance

et seins de baisers sonnants et langue

qui claque de plaisir en embrassant

leur jambes – vers toi je n’avance

que mêlé d’images en chemin fem-

mes. D’homme dressé j’y choirai

soldat prostré sans joie et sans regret.

 

(Ni vie ni mort)

 

In « La nouvelle poésie française »

Revue « Poésie 1, N° 17, Juillet 1971 »

Librairie Saint-Germain – des – Prés, 1971

Du même auteur :

 « les Vieux… » (19/04/2015)

(Messe blanche.) (19/04/2016)

(Memento mori.)  (19/04/2017)

Dans les matinées (19/04/2019)