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Puisque tes jours ne t’ont laissé

Qu’un peu de cendres dans la bouche,

Avant qu’on ne tende la couche

Où ton cœur dorme, enfin glacé

Retourne, comme au temps passé,

Cueillir, près de la dune instable,

Le lys qu’y courbe un souffle amer,

- Et grave ces mots sur le sable :

Le rêve de l’homme est semblable

Aux illusions de la mer.

 

Les Contrerimes

Editions du Divan, 1921

Du même auteur :

En Arles (10/11/2014)

« L’immortelle, et l’œillet de mer… » (23/02/2016)

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