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maison plus loin que tout au cœur plein

de la pierre, les murs, mais ce fut loin

à la montée sans limite de la nuit, les

murs comme nous sommes, avant le retour,

silencieux de quelques années

la forme des voûtes à toute voix, à toute

parole qui s’imagine

« j’étais venu et j’attendais » (qu’ils

viennent et qu’ils attendent)

de quel côté ?

parcourir les pièces l’une après l’autre,

par la terre, regarder, ici au bord de

la table, tenus par la terre devant et

derrière

terme à terme, les portes s’ouvrent, d’en

haut et d’en bas, plutôt d’en bas, vers

un paysage, sans que cela soit distinct,

avec des odeurs et des noms

on se retrouve à côté, depuis longtemps,

doublant la présence de l’arbre et de l’eau

par une phrase qui appuie seulement sur des

ressemblances

(Voix dans la maison)

 

Poèmes choisis

Editions Verticale 12, 1975

Du même auteur : « Quand j’en serai au bout de mon sillon… » (15/02/2016)