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Un jour de juin

 

d’après un épithalame de Georges Pérec

 

Le ciel est bleu ou le sera bientôt

Le soleil cille au-dessus de l’île de la Cité

La terre entière écoute les sonates du Rosaire de Heinrich Biber 

L’encre et l’image se retrouvent solidaires et alliées

Comme l’oubli et la trace

Au début des années obéissantes

Et le jais noir de la toute jeunesse

          et la turquoise bleue de l’être-adulte

Et l’abalone jaune du néant qui ne se conçoit ni ne se

          dit

          et la coquille blanche de la Résurrection

S’enroulaient autour des bruits tranquilles et quotidiens

 

Quelque chose noir

Editions Gallimard, 1986

Du même auteur :

  « Puisque je pense… »  (05/12/2014)  

 « Lettre à Maria Gisborne » (05/12/2015)

 « église des pins… » (05/12/2016)