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La campagne semble morte

à côté des villes,

pourtant des déserts aux cités

il n’ y a qu’un pas,

un pont de fumée,

un sanglot dont nous ignorons

s’il brise ou raccommode.

 

Une ville déborde

de lambeaux,

de vides qui se superposent,

d’instants futurs déjà gravés

que nous recouvrirons par nos mains.

 

Dans la campagne le mouvement naît

d’échanges invisibles,

chaque désordre rejoint sa place,

la vie boîte d’un pas de buveur,

la mort ronge sa mauvaise humeur

que l’éternité dure le temps

d’un trou de mémoire.

 

in, Revue « Le nouvel écriterres, N°3, Automne 1990 »

29720 Plonéour-Lanvern, 1990

Du même auteur :

 « Quand ma chienne me regarde… » (29/11/2014)

Troisième île (29/11/2015)

Cairn de Barnenez (29/11/2016)