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Sans savoir comment

 

Dans le tumulte

des autres voix,

j’ai entendu sa voix, la seule

que je désirais.

Elle vint

comme un éclair,

épée luisante, pure,

rose éternelle.

J’attendais

cette voix,

et elle résonna en moi,

elle, la vieille voix du peuple

longtemps résonna, parce

que même le sourd

entend la cloche qu’il aime.

 

Traduit de l’espagnol par Jacinto-Luis Guereña

in, « Anthologie bilingue de la poésie espagnole contemporaine »

Gérard & C°, (Marabout Université), Verviers (Belgique), 1969

Du même auteur :

Précisément alors (25/11/2015)

J’invoque / Yo invoco (25/11/2016)

 

Sin saber cómo

 

Entre el tumulto

de las otras voces,

oí su voz, la única

que ansiaba.

Llegó

como un relámpago,

bruñida espasa, pura

rosa perenne.

Yo

la esperaba, y ella,

la vieja voz del pueblo,

volvió a sonar en mi,

sonó, sonó, porque

tambi én el sordo oye

la campana que ama.

 

Palabras para Julia,

Editorial Laia, Barcelona, 1980

 

Poème précédent en espagnol :

Pablo Neruda : Hauteurs de Macchu-Picchu / Alturas de Macchu-Picchu (02/11/2017)