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Le chef de Saint Denys

 

     Le printemps est né, mesdames, sur les tours de Notre-Dame.

     Aussi dans la grande Rose au fond de la nef enclose. Comme il brille !

voyez-le, à genoux sur les prie-Dieu.

     Même, au cri d’une hirondelle, il est né au-dessus de l’autel ;

     à travers la Rose en fleur, il lui jette des couleurs.

     Le printemps est né, mesdames, sur les tours de Notre-Dame.

     Sous le porche ouvert au jour, il naît avec plus d’amour,

     sous le porche où le bon saint, qui tient son chef en ses mains,

     ouït des idées légères, chanter dans sa tête en pierre.

     Gents dévôts, c’est un miracle ! Regardez, c’est un spectacle !

     L’hirondelle a fait son nid dans le chef de saint Denys.

     Loué soit le Dieu vivant ! le printemps est né content.

     Il est né, messieurs, mesdames, sur les tours de Notre-Dame.

     au seul cri d’une hirondelle, dans la Rose et sur l’autel,

     dans la tête du bon saint qui tient son chef en ses mains

     et qui berce le doux nid – tout doux - de ses mains bénies.

     Gents dévôts, c’est un spectacle ! Regardez, c’est un miracle !

     Tout doux – de ses mains bénies – saint Denys berce le nid.

 

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