05 septembre 2017

Victor Segalen (1878 – 1919) : Tô-Bod

      Tô-Bod Au dompteur éternel des cimes de l'esprit : Frédéric Nietzche I   Des ailes... Non. Le vol plumeux n’a que faire aux sommets des cimes                       Où jeux d’ouragans ne portent pas.   Ce n’est plus d’un frisson léger que se dompte ici cette rime.                       Mais... [Lire la suite]
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04 septembre 2017

Erwann Rougé (1954 -) : Puis ce ralenti

    Puis ce ralenti   7 Vois, les jours sont tombés partout, se sont éparpillés autour.   Et toujours, - quelques lignes –   cette peine absurde de dire : - je continuerai –   la fragilité des choses fascine   - plus lointaine-   8 Marche, ne t’inquiète pas   l’air est doux acide sur ton ventre   quand le soleil se renverse est-ce toi ? la robe unique   qui se retire, les yeux humides, ouverts.   9 J’ai vu la vague lécher les... [Lire la suite]
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03 septembre 2017

Kenneth White (1936 -) : Théorie

  Théorie   1 Chambre blanche dans la pénombre dehors : le tumulte des rocs, le silence incertain de la mer. C’est là   2 Forme brute, fissurée, ce quartz né du chaos, lavé, rejeté par le flux et dans l’espace clément, contemplé   3 Lancée – la première pierre ; mais seulement le geste, et la gerbe qui n’est ni argent, ni blancheur, ni cristal - inutile de lire les cercles toujours plus larges   4 Ayant saisi le sens ultime, l’orateur aux douze mots marche sur la grève me... [Lire la suite]
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02 septembre 2017

Antonio Ramos Rosa (1924 -2013) : Un homme obscur dans une ville lumineuse / Um homem obscuro numa cidade luminosa

  Un homme obscur dans une ville lumineuse        Cet homme, qui vient de sortir d’une porte de pierre est un animal au cœur blessé, aux yeux embués, à la démarche vacillante. La lumière est pour lui trop intense parce qu’il la voit à travers les fleuves souterrains du sommeil. Les regards de la foule le maintiennent dans une terreur nocturne et ses épaules se soulèvent dans la prison de leurs muscles. Escarpés et sinueux, tous les chemins descendent vers le fleuve. Là, près de deux colonnes,... [Lire la suite]
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01 septembre 2017

Edouard Glissant (1928 – 2011) : Versets

  Versets   1      Qui voit la mort, il ne sait pas les poivriers sertissant d’or      Ce haut livre de cimes où prend le fleuve son étal, ni ô mystère      Sur le sable, les coqs, dormeurs inattendus.        C’est le sable d’azur semé de sable noir, c’était la larme      Qu’hier nous enterrions sur le rivage, près des voiles mortes.      Et les gommiers, rêves du vent, de voiles vives, ... [Lire la suite]
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