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Savoir-vivre

 

On ne bâille pas chez moi comme ils bâillent chez eux

avec la main sur la bouche

je veux bailler sans tralalas

le corps recroquevillé

dans les parfums qui tourmentent la vie

que je me suis faite

de leur museau de chien d’hiver

de leur soleil qui ne pourrait pas même tiédir

l’eau de coco qui faisait glouglou dans mon ventre au réveil

 

Laissez moi bâiller la main

sur le cœur

à l’obsession de tout ce à quoi j’ai en un jour

donné le dos.

 

Pigments

G.L.M. éditeur, 1937

Du même auteur :

Hoquet (29/09/2015)

Nuit blanche (29/09/2016)

« Je suis né disais-tu... » (29/09/2018)

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