30 août 2017

FrançoisPétrarque / Francesco Petrarca (1304 – 1374) : « Quand parfois, au milieu d’autres dames… / « Quando fra l'altre donne a

  XIII        Quand parfois, au milieu d’autres dames, Amour apparaît au beau visage de celle-ci, autant chacune lui cède en beauté, autant s’accroît le désir qui me passionne.      Je bénis le lieu, et le temps, et l’heure, où j’élevai mes regards vers un un but si altier ; et je dis : Ô mon âme, tu dois être bien reconnaissante d’avoir été jugée alors digne d’un tel honneur.      D’elle te viens l’amoureux penser qui, pendant que tu le suis,... [Lire la suite]
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29 août 2017

Mahmoud Darwich (1941 - 2008) / محمود درويش : La quasida de Beyrouth

إلـى أمّــي /   La quasida de Beyrouth   Pomme dédiée à la mer, narcisse du marbre, Papillon de pierre, Beyrouth, forme de l’âme dans le miroir, Description de la première femme et parfum des nuages, Beyrouth, de fatigue et d’or, d’Andalousie et de Shâm. Argent, écume, commandements de la terre dans les robes des colombes, Décès d’un épi, exil d’une étoile entre mon aimée et moi, Beyrouth. Je n’ai jamais entendu encore mon sang prononcer le nom d’une amante      qui dort sur mon sang…et dort. ... [Lire la suite]
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28 août 2017

Vladimir Vladimirovitch Maïakovski / Владимир Владимирович Маяковский (1894 – 1930) : Christophe Colomb / Кристоф Коломб

  Christophe Colomb (Cristophe Colomb était Christophe Colomb, un juif espagnol. Extrait des journaux.)   I Je vois comme aujourd’hui bouteilles et rognures… Dans un port inconnu, un bistrot sur la mer ; Parmi d’autres buveurs aux chapeaux de travers, C’est Christophe Colomb là-bas, dans l’embrasure…   On taquine Colomb, on plaisante pour rire : « Ce drôle de pays qu’on appelle Sion, Le moindre Portugais pourrait vous le détruire ! » Mais Christophe bondit soudain comme un lion, ... [Lire la suite]
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27 août 2017

Alfonso Gatto (1909 – 1976) : A mon père / A mio padre

  A mon père   Si tu revenais ce soir à mon côté le long de la rue où l’ombre descend bleue déjà comme si c’était le printemps, pour te dire combien le monde est sombre et comment sous nos rêves en liberté il s’illuminerait d’espoirs, de pauvres, de ciel, je trouverais des larmes d’enfant et de grands yeux de sourire, noirs noirs comme les hirondelles de mer.   Il suffirait que tu sois vivant, un homme vivant avec ton cœur est un rêve. Aujourd’hui est une ombre pour la terre le souvenir de ta voix qui... [Lire la suite]
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26 août 2017

Henri Pichette (1924- 2000) : « Nous sommes à la perle… »

  ………………………………. Nous sommes à la perle, aux loges de l’orange, Aux pointes de l’oursin, aux piquants de la bogue, Aux rémiges du fou, aux nageoires de l’ange, Au duvet de l’oison, aux soies du sanglier, Au front grave et crineux du cheval de collier. Nous sommes le réveil du bourgeon rédempteur, Et la sève, et le sang au cœur même du cœur. Nous sommes les printemps créés au creux des meules, Le chaume, le glui, le feurre, les éteules, L’ormille, le couseau, le sarment, la tonnelle, L’air framboisé, l’air saturé de... [Lire la suite]
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25 août 2017

Denis Rigal (1938 -) : « rouillés sont les vaisseaux friables… »

  i.m Georges Perros Michel Barré   rouillés sont les vaisseaux friables les saillants face à la rongeuse la mer toujours nécromancienne qui n’a souri jamais des millénaires                ni à l’aurore ni quand au loin le haut-fourneau dégueule en silence ses gueuses sa lave jaune-orangé-rouge jusqu’à l’autre certain rivage   l’homme ici prend terre et revoit les perdrix grises à l’essor sous un ciel infini turquoise quelque part... [Lire la suite]
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24 août 2017

Jean Genet (1910 – 1986) : Le pêcheur du Suquet

  Le pêcheur du Suquet   Tu veux pêcher à la fonte des neiges Dans mes étangs de bague retenus Ah dans mes beaux yeux plonger tes bras nus Que d’acier noir deux rangs de cils protègent Sous un ciel d’orage et de hauts sapins Pêcheur mouillé couvert d’écailles blondes Dans tes yeux mes doigts d’osier mes pâles mains Voient les poissons les plus tristes du monde Fuir, de la rive où j’émiette mon pain.   Tremble. Au sommet de toi seul balancé Ton talon rose accroche à la ramure Le soleil levant. Tremble... [Lire la suite]
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23 août 2017

Luc Bérimont (1915 – 1983) : Ami Cadou

  Ami Cadou   Tu m’avais entraîné par un grand jour de lune Au travers des prairies, des villages, des bois. De hideux cris d’enfants, parfois, stridaient des herbes : On étranglait la nuit dans la gorge d’un chat.   Un matin de vent pur, de soleil en médaille Vint durcir nos souliers rongés par les brouillards. Nous eûmes, peu après, les jambes sous la table En un lieu qui sentait le terrier de renard.   La lumière tremblait, âcre vin blanc d’auberge Sur les forêts pelées d’où nous étions... [Lire la suite]
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22 août 2017

Louis – Honoré Fréchette (1839 – 1908) : « Le grand fleuve dormait… »

  La découverte du Mississipi I Le grand fleuve dormait couché dans la savane.  Dans les lointains brumeux passaient en caravane  De farouches troupeaux d’élans et de bisons.  Drapé dans les rayons de l’aube matinale,  Le désert déployait sa splendeur virginale       Sur d’insondables horizons.  Juin brillait. Sur les eaux, dans l’herbe des pelouses,  Sur les sommets, au fond des profondeurs jalouses,  L’Été fécond chantait ses sauvages... [Lire la suite]
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21 août 2017

August von Platen (1796 – 1835) : « A l’ami allemand… » / « Dem deutschen Freunde »

  A l’ami allemand, guidé par les étoiles Vers cette Cité en son île parmi l’écume de la mer, Que ce petit livre serve de souvenir, Lorsqu’il longera les rives de la Lagune, Lorsque l’amour et l’art lui donneront de belles heures, Lorsqu’il sera étendu à rêver dans une gondole ; Qu’il puisse l’ayant lu se dire doucement : Ici j’ai senti battre un cœur devant moi !   Traduit de l’allemand par Dominique Le Buhan et Eryck de Rubercy In, August Von Platen : « Sonnets d’amour et sonnets... [Lire la suite]
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