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Ville

 

On cherche en vain son ciel

Dans le regard de ceux

A qui l’on demande une rue

Où trouver l’amitié d’un arbre,

Ces rues comme des sarcophages

Où l’on vient essayer sa mort

Monde de chenilles arpenteuses

Glissement souple des échines

L’un contre l’autre répété

Tiédeur corrosive des foules

Toutes ces vies parallèles

Sans horizon pour les joindre

Dans les cité s d’indifférence

 

Ils appellent fraternité la cohabitation

Ils refusent le halo autour des choses

Coupés les cheminements du feu

Terni de cendre l’héritage

Pitié pour les oreilles sourdes au chant du monde

Pour les œillères mises à l’homme de trait,

Qui ne verra le ciel qu’à sa lucarne

Et ceux pour qui le temps est à tuer.

 

Février 1967

 

Qui ?

Edition complète et définitive

Mostra del Larzac, 1969

Du même auteur :

Pour une mort choisie (08/07/2014)

« Je me forçais à naître chaque jour… » (15/06/2016)