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Puisque tu es venue

 

Puisque tu es venue par le chemin jonché de fruits éclatés puisque

ta main a saigné dans la mienne tu ne peux plus écorcher mon

visage tu ne peux plus t’égarer dans le hasard des tarots

Les cailloux ont joué ma patience

Le grillon t’a confondu avec l’enfance

Tu es prisonnière de mon regard perdu

 

Viens nous n’allons rien capturer : l’amour ne se compte plus sur

les doigts

Nous allons dormir l’un dans l’autre en repoussant le poing des

nuages jusqu’à l’aube de tous les jours

 

Viens Marchons sur la route de pollen pendant que les folles se

lamentent dans l’auberge

 

Paysage nuptial

Editions G.L.M., 1947

Du même auteur :

« J’habitais un corps lézardé… » (03/10/2015)

Ce matin, je dirai... (26/05/2018)