Vrachos_Epiros_1_

 

Epire

 

onze heures

Chiens qui aboient dans la nuit bleue, muette,

lune ronde comme une balle

déchirant la soie du ciel paisible

sur le vaisseau blanc d’un nuage douillet.

 

minuit

Les lumières des places villageoises

s’effacent, aveugles, dans l’obscurité charbonneuse ;

le silence de la montagne se fait plus dense :

la nuit creuse est dure comme une roche.

 

Traduit du breton par l’auteur

Du même auteur : Une fois encore (19/12/2014)

 

Epiros

 

unnek eur

Harzh ar chas en noz c’hlas, mik,

ha’l loar hollgrenn ‘vel pellenig

o fregiñ seiz an neñv sioul

war lestr gwenn ur goabrenn choul.

 

hanternoz

Ha gouleier ar gwileroù

a varv dall en teñval-glaou;

tav ar menez a zeu douesoc’h

an noz krouis zo fetis-roc’h

 

in, Revue « Hopala, N°28, mars-juin2008 »

Association Hopala, 29800 Landerneau

Poème précédent en breton :

Anjela Duval : La feuille / An delienn (22/03/2017)

Poème suivant en breton :

Guy Etienne : « Attendre…/ « Gortoz… » (01/05/2017)