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Soleils

             fils d’une angoisse

                                             héritier de ma peur,

malgré l’étouffement

                                      la nuit

                                                    et la sueur

et la barre d’acier broyant le cœur de l’homme,

l’annonce du feu futur portera encore

demain

une parole simple

un bref mot d’ordre :

le cri de la lumière enceinte jusqu’aux lèvres

- pour nous mettre en chemin vers nulle part,

chacun seul avec tous sur les sables mouvants,

à la quête du souffle errant de l’origine

dont le poème

                         ici

                                 un instant sculpte

                                 cette double rumeur :

 

front cendreux de la terre

obscure, désolée,

ou

       visage éclairant de la fête étoilée.

 

Délivrance du souffle

Editions Flammarion, 1977

Du même auteur :

L’eau des sombres abysses (03/04/2015)

La clef de l’origine (03/04/2016)

« Entre la terre obscure… » (03/04/2018)

« Depuis l’origine... » (27/04/2019)

Passant près d'un banc vide / Ich geh àm e läre bänkel verbéi (27/04/2020)