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Le port

 

Et dans l’anse ultime, l’âme

Paisible, on entre et l’on rame

 

Où nul pas ne vient hanter

Le rivage inhabité,

 

Où le sentier solitaire

Ne conduit que sous la terre ;

 

Là, sans rameur, le bateau

Reste et se défait bientôt ;

 

Un petit oiseau qui passe

Parfois jette dans l’espace

 

Un chant qu’emporte le vent

Et que personne n’entend.

 

Traduit du finnois par Jean-Luc Moreau

In, « Il fait un temps de poème. Textes rassemblés et

présentés par Yvon Le Men »,

Filigranes Editions, 22140 Trézélan