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Sonnailles. Ce qui monte la rude pente de l’hiver. Buée,

fossés raidis. La main au chaud garde l’énigme. Le clair

des yeux se perd dans le brun délavé. Quelque sentier

aussi, aperçu sur la gauche – ou bien cet homme, fruit de

ses instruments. Le monde entier comme étiré au coeur du

cristal de nos prédictions. Nous marchons à travers les

niveaux mélangés du langage. Tout se résout dans le givre

sonore du ciel. Sauf que parfois, d’un glissement de terrain,

surgit, fossilisée, l’énigme. A quoi – de guttural, de bistre,

d’excentré - ce mot, sonnaille, nous fait-il toucher ?

 

Revue « Poésie 1, N° 41, Mai- Août 1975

Editions Saint-Germain-des-Prés, 1975

Du même auteur :

« Au bout de chaque jour… » (05/03/2015)

« Le tourbillon des chants de la lisière… » (05/03/2016)

Al-Kimiya, II (05/03/2018)

« Fibres... » (05/03/2019)