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Si je dois rencontrer les Aïeux

A l'extrémité d'une terre d'élégie

Là où se perd la parole des puits

Et le vieil élevage des lunes

La nuit fera une seule gerbe de nos ombres 

 

 

Je rejoindrai l'aiguille et les songes

Et la main de leurs habits

- Allongés dans leurs têtes légères

Sous un arbre imaginé par la vie 

 

 

Si je dois rencontrer les Aïeux

A l'extrémité d'une terre d'élégie

Menant un enfant de grand sommeil

Au bord des fleuves sans terres 

 
 

Les Poésies,

Editions Gallimard,1952

Du même auteur :

« Vous qui partez pour un pays lointain… » (19/02/2016)

« Sur une montagne… » (11/02/2018)

« Ils ne savent pas... » (11/02/2019)