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La nuit était pour moi si très-obscure

Que Terre et Ciel elle m'obscurcissait,

Tant qu'à Midi de discerner figure

N'avais pouvoir - qui fort me marrissait (*) :     (*) m’affligeait

Mais quand je vis que l'aube apparaissait

En couleurs mille et diverse, et sereine

Je me trouvai de liesse si pleine -

Voyant déjà la clarté à la ronde -

Que commençai louer à voix hautaine (*)      (*) à haute voix

Celui qui fit pour moi ce Jour au Monde.

 

 

Rymes de gentile, et vertueuse dame D. Pernette Du Guillet, Lyonnoise, 

Edité à Lyon  par Jean de Tournes, 1545

Du même auteur :

« Quand vous voyez, que l'étincelle … » (09/02/2016)

 

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