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Sur l’air « Sheng Tsa Tse »

 

L’an dernier, à la Fête des Lanternes,

Le marché aux fleurs avait l’éclat du jour.

Quand la lune monta au bout des saules,

Après le crépuscule, j’allais retrouver mon bien-aimé.

 

Cette année-ci, à la même Fête,

Ni lune ni lanternes n’ont changé.

Mais je ne vois plus l’ami de l’an passé

Et les pleurs trempent la manche de ma robe.

 

Traduit du chinois par Patricia Guillermaz

In, « La poésie chinoise des origines à la révolution »

Editions Seghers, 1957

 

De la même auteure :

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