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Je voudrais te dévaster d’amour

comme les cigales mangent les champs

et que tu sois nu de toi-même

et qu’il n’y ait que moi pour te recouvrir.

Tu ne saurais plus

où tu commences, où je finis.

Emmêlés dans la chair et l’esprit,

brûlés vifs l’un sur l’autre,

se riant du plaisir

comme les enfants, l’hiver,

qui ont enfin chaud

dans la chambre chaude.

 

Je veux être aussi

le chemin après l’amour

mouillé d’ombres légères

que tu puisses avancer en moi

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C’est au feu que je pardonne,

André De Rache éditeur, Bruxelles,1984.