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… Comme les oiseaux de mer, les hommes viennent de l’océan –

     l’océan de l’âme.

Comment, né de cette mer, l’oiseau ferait-il ici-bas sa demeure ?

Nous, nous sommes des perles au sein de cette mer, c’est là que

     demeurons tous :

sinon, pourquoi la vague succède-t-elle à la vague qui vient de la

     mer de l’âme ?

La vague de « Ne suis-Je pas » est venue, elle a brisé le vaisseau

     du corps ;

et quand le vaisseau est brisé, la vision revient et l’union avec Lui.

C’est le temps de l’union et de la vision, c’est le temps de la

     résurrection et de l’éternité ;

c’est le temps de la grâce et de la faveur, c’est l’océan de la pureté

     parfaite.
Le trésor des dons est advenu, l’éclat de la mer s’est manifesté,

l’aurore de la bénédiction s’est levée. L’aurore ? Non, la lumière

     de Dieu.

 

Traduit du persan par Eva de Vitray-Meyerovitch

et MohammedMokri

in, « Anthologie du soufisme »,

Editions Islam / Sindbad, 1978

Du même auteur :

Parabole de l’éléphant (27/11/2014)

« Au matin, une lune apparut dans le ciel… » (27/11/2015)