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Remouleur

 

Septembre avait l’ardeur d’un chien roux dans les vignes

Une flamme tremblait au bord de la maison

Maintenant, c’est le vent qui dévale les combes

Les arbres calcinés qui rongent les gazons.

 

La pluie pieds nus, la pluie rôdeuse d’avant l’aube

Marche sur les hangars et les troupeaux transis,

La fenêtre capture un vol d’oiseaux sauvages

Qui rament des forêts de bronze dans l’air gris.

 

Il ne restera rien que le pain, que la neige

Que le Layon gelé dans le bas du coteau ;

Le ciel des quatre vents vire, comme un manège

Et l’hiver, sur les grès, aiguise ses couteaux.

 

 

Revue « Vagabondages, N° 28-29 Mars-Avril 1981 »

Association Paris-poète

Atelier Marcel Jullian, 1981

Du même auteur :

« Je ne suis pas d’ici… » (10/07/2015)

 

Ami Cadou (23/08/2017)