04 juillet 2016

Anna Akhmatova / Анна Ахматова (1889 – 1966) : Troisième élégie

      Troisième élégie Heureux celui qui aura vu le monde Dans les moments de haute destinée. Tiouttchev                            Une époque farouche M’a, comme une rivière fait rebrousser chemin. On m’a imposé une autre vie. Elle coulait Dans un autre lit, auprès d’un autre, Je ne connais plus mes rives. Oh ! j’ai manqué bien des spectacles, Le rideau s’est levé sans moi, ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

03 juillet 2016

Hubert Juin (1926 – 1987) : V.H.

  V. H Pour Paul Otchakovsky -Laurens   Dans les grands arbres rideau qui coupe l’œil là-bas au fond avec les ramiers malgré tant de poèmes tombés parmi les feuilles le lin les ors les mots vifs emportés où sont peut-être les mortes qui parlent Funèbre abri décomposé Le cœur frappe L’air sacré dressé sur le rien le cillement à peine d’une porte fermée entre deux vers où commence le recommencement Et la main peine s’acharne grave les lettres Le poème cérémonieux dit le dedans l’ impur les plis les lèvres du sexe... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
02 juillet 2016

Gaspard Hons (1937 - ) : « à l’embouchure des lèvres… »

    à l’embouchure des lèvres - détour des heure chaudes – des mains grasses palpent femmes-pastèques     femmes-figures   sous les peaux couvent algues de feu gousses de sel  Les bras déshabillés rêvent d’arbre-sexe     de nausée-salamandre Aux cœurs des murailles-silence l’heure pardonne aux mémoires courtes   l’été profère : couteaux-secs     cigarettes-tournesols et chair vêtue de bleu féminin, la parole est  nue aux... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
01 juillet 2016

Emily Jane Brontë (1818 – 1848) : Le soleil est couché / The sun has set

      Le soleil est couché, à présent l’herbe longue Oscille, languissante, dans le vent du soir ; L’oiseau s’est envolé de cette pierre grise Pour trouver quelque chaud recoin où se blottir.   Il n’est rien, dans tout ce paysage désert, Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille, Si ce n’est que le vent, là-bas, Accourt en soupirant sur la mer de bruyères. Août 1837   Traduit de l’anglais par Pierre Leyris, 1n, « Emily Jane Brontë, Poèmes 1836 – 1846, Edition bilingue... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :