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Je me forçais à naître chaque jour

Dans l’innocence provoquée

Et je finis par naître tout à fait

A jamais lié à ton apparition

Ce fut comme au jour premier

Tu séparas ténèbres et clartés

Tu séparas le doute et l’accord

Tu inventas mon premier mot

Et tous les autres que j’apporte

Pour que s’accomplisse l’oracle

Que toutes choses soit multiples

 

A l’orée des signes j’avance

Sans cailloux de pain blanc

Pour dévider ma route

Mes souvenirs

Au long des jours,

Ton sillage cousu dans la mer

Ton rire dans la montagne

Notre folie au creux de l’arbre

Déjà tout d’enchantement

Pour une simple, simple vie.

Mars 1967

 

 

Qui ?

Edition complète et définitive

Mostra del Larzac, 1969

Du même auteur :

Pour une mort choisie (08/07/2014)

Ville (15/06/2017)

« Il y a ce corridor sans fenêtre... » (15/06/2018)

Qui ? (15/06/2019)