AVT_Jude-Stefan_9099[1]

 

L’amour à trois nous y nageâmes tels

vagues l’une à l’autre s’enroulant moi

votre gai prêtre nu que vous lustriez

de vos caresses et vos rires riva-

les embrassées. Car c’est le nu et le

rien et l’amour saint des nues de pluies

des vies et de la terre que nous priions

sous l’été en triple messe des cœurs :

la fugacité des nuages la

fluidité de l’eau les égaler

en vouant au dieu vos lèvres de sang

l’agonie de vos yeux.

(Messe blanche.) 

Libères,

Editions Gallimard, 1970

Du même auteur :

«  les Vieux… » (19/04/2015)

(Memento mori.) (19/04/2017)

(Ni vie ni mort) (19/04/2018)

Dans les matinées (19/04/2019)