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Nous marchions dans le souffle du printemps ourdi de graminées

tout proches, des boutons d’or éclataient un à un,

dessinaient des rubans dorés.

De l’hirondelle qui fendait l’air tombait douce la pluie.

Sur le chemin de traverse, entre les deux villages

de Boze et de Palestyna,

le Ciel et la Terre s’écartaient,

la lumière devenait diaphane,

et nul d’entre nous, dans ces frémissements,

ne demeurait en son Tout.

 

Cztery strony domu, 1996.

 

Traduit du polonais par Frédérique Laurent

In, « Terra nullius, une anthologie de la poésie polonaise

contemporaine de Varmie et Mazurie »

Editions Folle Avoine, Bédée, 2004

 

Du même auteur :

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