bergeret2[1]

 

Nous allons de toi à moi, de moi à toi

par la forêt multiple de nos corps,

bel espace où roulent les nuages

et les feux sur les eaux

et les émois fauves parmi les vallées,

et nous tourbillonnons avec les flûtes,

les choeurs, les éboulis beiges,

avec les oiseaux et les arbres sombres ;

le désir est le fleuve doré qui nous roule,

rien ne fuit, rien ne meurt

mais entre nous prend source une fine lumière

quand retombe notre lit défait

la respiration apaisée du monde

 

Poèmes de Prague

Editions le Temps qu’il fait, Cognac, 1992

 

Du même auteur : La forêt l’attente (28/03/2019)