venus-khoury-ghata[1]

 

Parce que leurs noms étaient trop larges pour leurs corps d’étrangers

ils se taillèrent des noms de voyage dans le tissu rêche des chemins

 

Des noms pliables sous la peau

pour les villes qui fument leurs hauts fourneaux pour oublier les prairies asphaltées.

 

Sur les cils de la lune il y a de la poussière disent-ils

et ils frappent aux portes des femmes pour retrouver une patrie.

 

Au Sud du silence,

Editions Saint-Germain-des-Prés, 1975

 

De la même auteure : Lorsqu’un arbre pleure toute sa sève… » (24/06/2019)