Yves+Broussard[1]

 

Il est un lieu de longues marches

que ponctue     seul

le bleu des luzernes

jusqu’à la halte des mélèzes

 

dernier refuge avant l’exil

 

Là     s’arrêtent et s’accouplent

les grands migrateurs

 

De leurs ébats

l’écriture demeure sur la roche

comme signe d’avant le feu

 

Nourrir le feu,

Editions Sud / Rijois, 1979

Du même auteur : « Bourdonnements d’insectes... » (20/04/2019)