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L’auge a poussé dans la muraille

rectangulaire, indifférente et humble.

Pierre sereine ignorant le ciel bleu

si confiante en l’obscurité de son grain.

Elle méprise les problèmes de l’âme.

Nous avons appris d’elle la présence

Impassible de la matière, la petite

peur de l’homme en face de la réalité.

Pierre vulnérable

fermée aux sollicitations de nos doigts.

 

Lieux communs, suivi de Dahut

Editions Gallimard, 1974

Du même auteur :

Hommes liges des talus en transe (09/01/2014)

Kerzaniel / Kerouzac’h / Penn ar menez (09/01/2015)

« Quand j’étais jeune… » / « Pa oan bihan… » (08/01/2018)

Le poème du pays qui a faim (09/01/2019)