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Infecté par les mots le paysage

ne veut plus exister

 

un dernier geste, semble en fait

un nombril, un mamelon, avale

ce qu’il voulait traduire : je je je,

suis sauvage /terres hautes / présent, prend peur et se perd

dans le demi-jour, le silence

 

la vitre au milieu n’éclate pas

 

soir donc, mieux vaut donc

abandonner cette vue, la garder

plus basse, rester sans regard

non pas en gris-vert mais décidément

en blanc

 

ainsi donc là-bas sur la carte

en un autre point

la surface plane de l’eau ne veut rien dire tant

elle est mais se reprend insensiblement

sur les bords de cette chose.

 

Traduit du néerlandais par Irina Paslarin-Lanbert

Revue « Les Lettres nouvelles », avril-mai 1975

Editions Denoël, 1975