احمد-عبد-المعطى-حجازى[1]

 

Neige

 

Fenêtre écartée sur le blanc : surprise

Au saut du lit de la très lente chute

Donnant sa neige à toute chose – transparence.

Et me voici en se tourbillon d’ailes

Emporté , et la neige, et privé d’ombre

Tous deux, par les arbres nus et par

Le rebord des fenêtres et des balcons

Par mains d’enfants et de statues et par

Cela qui de ce soir se penche sur le monde

Blancheur dans la blancheur, peuple de cygnes

Caressant de leur cou de cygne l’immense et fin

Monde de plume de leur être :

                                                          Enfin se fit

Le grand soleil ; lors neige et moi nous sommes

Retombés là, mêlés

Au plus noir de la très familière noirceur.

 

Traduit de l’arabe par Salah Stétié

In « les poètes de la Méditerranée », Editions Gallimard (Poésie), 2010

Du même auteur : Au revoir (07/08/2014)