11 juin 2015

Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) : Brise marine

  Brise marine   La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe Sur le vide papier que la blancheur défend Et ni la jeune femme allaitant son enfant. Je partirai ! Steamer balançant ta mâture, Lève l’ancre pour une exotique nature !   Un Ennui, désolé par les... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 10:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :