Jolifilou2[1]

 

 

Tu as tellement aimé ces visages, ces lèvres,

Ces parfums qui s’éloignent,

Et les batailles de nuages

Entre les peupliers,

Que ta vie reste leur otage docile.

Au moment de mourir,

Une brume, un crachin,

Une tache d’ombre ou de lumière,

Un souvenir oublié, te retiennent

Par la manche

- vivant passé qui se débat

Sous les pelles de terre

Que le présent lui jette…-

 

Poèmes du vent d’Ouest suivi de Tombeau d’un père

Edition Artus, 56200 La Gacilly, 1982

 

Du même auteur : « J’ai été sel sous la vague … » (15/04/2016)