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La mémoire du sel

 

Altiplano

 

Là où tu écoutes le silence

la violence du bleu sans limite

là où chantent les pierres démentes

à mi-voix – sous tes pas –

légères privées de mémoire

les Fils du Soleil

se nourrissent de vent.

 

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Uxmal

 

Les Mayas magnifiques

ont appelé les astres

or sacré du maïs

dispersé par le vent

dans la nuit verte d’Uxmal

et de Chichén Itza

pour la faim avide

d’un faux dieu

venu mort les bras en croix

 

Le Néant venait de naître

Le sel le sang jetés sur la mémoire

 

In, Revue « Autre Sud, N°26 »,13420 Gémenos, 2004

 

Du même auteur :

Manhattan and C° (01/06/2016)

 

D’autre planètes (02/06/2017)