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Une fois,

Les écluses s’ouvrirent pour les vaisseaux de haut-bord portant à notre

seuil espace et humaine abondance.

 

La parole fut donnée :

Aurore et fête et camarade, tout franchissait.

L’histoire était le temps était imaginaire un océan de salubre venue était

la ville ensemble et toute voix mêlées

 

On voyait bleu.

 

et puis les rues se sont resserrées sous les murs orbes, la sagesse monnayante,

les dogmes, les ciels ferlés, jusqu’aux gravats de terres gastes, tessons de rêves,

orties, rumex et ronces, zones foraines où la colère s’exténue.

 

demain est un souvenir

 

le crabe après chaque flot gribouille de biais son aire de vase et s’y enlise

 

il n’y a pas de retour d’âme

 

in Revue « Poésie présente, XXIII »

Editions Rougerie, 1977

 

Du même auteur :

avant-guerre (24/08/2016)

« rouillés sont les vaisseaux friables… » (25/08/2017)

journal infime (25/08/2018)

Adagio (25/08/2019