AVT_Gisele-Prassinos_6587[1]

On a bu ses bouquets…

 

On a bu ses bouquets et mangé ses cailloux

de la saison vieillie il ne reste que l’ombre.

Des feuilles de bonne volonté pour les pauvres

des secours d’auteurs et parfois

bleues, ces heures

couchées sur l’orgueil de la mer.

 

Ce soir demain on parlera plus près des portes

le jour et l’écho seront tôt fatigués.

Réunis, l’ouvrage et la lampe

la laine et le dos vont conspirer

dans une brève stupeur

entre la mémoire et l’espérance.

 

Pour l’arrière- saison, 

Editions Pierre Belfond, 1979