AVT_Jean-Mambrino_4335[1]

 

Le

 

Le vent coule si paisible

sur le sommeil de la prairie

que les herbes semblent

inventer la brise en rêve.

 

Et les nuages passent sans bouger

tellement ils sont haut et loin

de nos pensées.

 

Et les pensées se perdent

dans le bleu d’un autre ciel.

 

Alors respire le rien.

 

« Ainsi ruse le mystère. Poèmes. » 

Editions José Corti, 1983

 

Du même auteur :

Clairière (1 – 9) (26/11/2015)

L’aube (26/11/2016)

Le point du jour (21/11/2017)

Clairière (67-70) (26/11/2018)

Clairière (10 – 18) (26/11/2019)