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A Lilian

 

Mort, je m'égrènerai en toi

Et non pas seulement mon corps 

Mais aussi mes bonnes mes mauvaises 

pensées 

Tous les chemins que j'emprunterai 

revivront en Toi. 

Je veillerai dans ta chair, pour 

l'émouvoir 

Et ton esprit recevra le mien 

comme un vent — 

Tu ne cesseras de m'écouter — 

Enseveli en Toi, pour que Tu me 

chantes...

 

  Hôpital Saint–Louis, 1932 

 

In « Les poètes du Grand Jeu. Présentation et choix de Zéno Bianu »

Editions Gallimard (Poésie), 2003

 

Du même auteur :

Poèmes (16/08/2015)

Lettre (11/08/2016)