francois_cheng[1]

 

Du pied à la pierre

Il n’y a qu’un pas

   

Mais que d’abîmes à franchir

   

Nous sommes soumis au temps

Elle, immobile

Au cœur du temps

Nous sommes astreints aux dits

Elle, immuable

Au cœur du dire

            

Elle, informe

Capable de toutes les formes

Impassible

porteuse des douleurs du monde

         

Bruissante de mousses, de grillons

de brumes transmuées en nuages

elle est voie de transfiguration

   

du pied à la pierre

il y a qu’un pas

      

vers la prescience

vers la présence.

 

Double chant,

Editions Encre Marine,2000

 

Du même auteur : 

« L'infini n'est autre… » (15/05/15)

« Ce qui est donné… » (15/05/16) 

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